Travail

Refus de rupture conventionnelle : Comment faire ?

La rupture conventionnelle, très appréciée par de nombreuses entreprises, est une procédure destinée à faciliter le départ de l’employé d’une entreprise. Cependant, il peut arriver qu’aucune des parties, l’employeur et l’employé, n’accepte la respecter. N’étant pas possible sans le consentement des deux parties, il convient de chercher des alternatives face au refus. Dans le présent article, découvrez comment faire face à un refus de l’employeur comme de l’employé.

Procédure pour un refus de l’employeur

Lorsqu’il s’agit d’un refus de l’employeur, il est demandé à l’employé de trouver les bons arguments afin de le convaincre. Ainsi, à travers ces arguments il pourra obtenir le consentement de l’employeur en vue de faire tourner la situation en sa faveur. Pour cela, faites comprendre à l’employeur qu’il ne gagne rien à vous garder avec votre manque de motivation.

A lire en complément : Quel est le secret de la réussite d'un entretien ?

Car un employé démotivé aura une faible productivité et la conséquence sur les objectifs de l’entreprise sera énorme. Si malgré tous vos arguments l’employeur maintient sa décision, vous avez deux options : la démission et l’abandon.

A voir aussi : Comment trouver un emploi en alternance ?

Démissionner du poste

La démission se fera ici en respectant le préavis inscrit dans votre contrat de travail. Il faut retenir que la démission est possible seulement pour les salariés sous contrat à durée indéterminée (CDI). Cette décision de rompre le contrat revient à l’employé et à lui seul. Il n’a aucun justificatif à donner pour effectuer le dépôt de sa lettre de démission.

Abandonner son poste

L’abandon de son poste est la seconde alternative envisageable par l’employé. Elle est certes une alternative, mais pas très conseillée. Car un employé qui abandonne son poste, ne perçoit aucune rémunération ni allocations de chômage. Et ce jusqu’à ce qu’il soit licencié par son employeur, qui dispose de 2 mois pour le faire.

Durant ces deux mois, l’employeur peut arrêter le salaire de l’employé. Si ce dernier persiste, l’employeur peut le licencier pour faute grave, ce qui peut ruiner sa réputation. De plus, l’employé ne pourra pas postuler pour un emploi à Pôle emploi. Voilà pourquoi avant d’opter pour l’abandon du poste, l’employé se doit de faire un bilan.

Procédure pour un refus de l’employé

Lorsque c’est le salarié qui refuse la rupture conventionnelle, l’employeur doit s’entretenir avec son employé pour connaître ses raisons. Cependant, l’employé n’est pas tenu d’accepter même si a préalablement signé la convention. Et en cas de refus persistant de l’employé, vous ne pouvez le sanctionner. Mais pour faire simple, vous pouvez procéder au licenciement de l’employé.

Article similaire