Un adulte peut préparer le BTS électrotechnique en alternance : par le contrat d’apprentissage jusqu’à 29 ans révolus, et au-delà surtout par le contrat de professionnalisation, ou par la Pro-A quand on reste salarié de son employeur. Cet article détaille l’admission après des années d’activité, le choix du contrat selon l’âge, la rémunération et la recherche d’un établissement et d’une entreprise.
BTS électrotechnique : métiers visés et différence avec l’électronique
Le BTS électrotechnique est un diplôme de l’enseignement supérieur court qui mène à des postes de technicien en installation électrique, en maintenance ou en bureau d’études. Il porte sur les courants forts : distribution d’énergie, installations, automatismes, efficacité énergétique des bâtiments et des sites industriels.
Il ne se confond pas avec l’électronique, tournée vers les circuits et les composants. Pour comparer les deux filières, le programme du BTS en électronique montre ce que l’on y étudie. Le niveau exact et la fiche de certification en vigueur se vérifient auprès de France Compétences ou de l’établissement visé, car le diplôme a été rénové.
Admission en BTS électrotechnique quand on reprend ses études
Les établissements recrutent d’abord des bacheliers STI2D, des titulaires d’un bac professionnel du secteur électrique et des bacheliers généraux à profil scientifique. Un adulte qui n’a aucun de ces bacs n’est pas écarté d’office : la plupart des centres de formation organisent un test de positionnement puis un entretien.
Une expérience d’électricien, de câbleur ou de technicien de maintenance pèse beaucoup dans cet entretien. Elle prouve que le candidat connaît le métier, ce qui rassure l’entreprise d’accueil comme le centre. La validation des acquis professionnels et personnels peut aussi permettre d’entrer en formation sans le diplôme habituellement demandé.
Le parcours d’un adulte tient souvent à sa motivation et à sa régularité, ce que décrit la page sur les profils qui réussissent en alternance.
Apprentissage ou contrat de professionnalisation selon l’âge
Le contrat d’apprentissage est ouvert jusqu’à 29 ans révolus. Cette limite passe à 35 ans dans trois cas : un nouveau contrat pour préparer un diplôme supérieur, un contrat précédent rompu pour une raison indépendante de la volonté de l’apprenti, ou une rupture liée à une inaptitude physique temporaire. Dans ce dernier cas, l’écart entre les deux contrats ne doit pas dépasser un an.
Aucune limite d’âge ne s’applique dans quatre situations :
- l’apprenti est reconnu travailleur handicapé ;
- il a un projet de création ou de reprise d’entreprise qui nécessite le diplôme ;
- il est sportif de haut niveau ;
- il n’a pas obtenu son diplôme et signe un nouveau contrat pour repasser l’examen.
Pour les autres adultes, le contrat de professionnalisation est la voie habituelle, notamment pour les demandeurs d’emploi. Un salarié qui souhaite changer de métier sans quitter son employeur peut, lui, demander la Pro-A, qui permet de se reconvertir ou d’évoluer en alternance.
| Situation | Contrat à examiner |
|---|---|
| Moins de 30 ans, sans emploi ou en poste | Apprentissage |
| Plus de 29 ans, travailleur handicapé ou porteur d’un projet d’entreprise | Apprentissage, sans limite d’âge |
| Adulte demandeur d’emploi | Contrat de professionnalisation |
| Salarié qui reste chez son employeur | Pro-A |

Salaire d’un alternant adulte en BTS électrotechnique
Un apprenti de 26 ans et plus touche 100 % du Smic pendant les trois années de contrat, soit 1 867,02 € brut par mois d’après service-public.fr. Si le salaire minimum conventionnel du poste est plus élevé, c’est lui qui s’applique, et un accord collectif de l’entreprise peut prévoir davantage.
En contrat de professionnalisation, la rémunération minimale dépend de l’âge et du niveau de diplôme, et la convention collective de la branche peut la relever. Le montant exact figure dans le contrat : il se vérifie avant la signature.
La formation est gratuite pour l’alternant. L’entreprise et l’opérateur de compétences de la branche prennent en charge les frais pédagogiques.
Financer et sécuriser une reconversion
Un demandeur d’emploi qui signe un contrat d’alternance change de statut : il devient salarié et perçoit un salaire. Ses droits au chômage sont alors à examiner avec France Travail avant la signature, car leur maintien ou leur suspension dépend du contrat et de la rémunération.
Un salarié a deux pistes : la Pro-A dans son entreprise, ou le projet de transition professionnelle pour suivre une formation certifiante sur une autre voie. Chaque dispositif a ses conditions d’ancienneté et d’accord de l’employeur, à confirmer auprès de l’opérateur de compétences ou du conseiller en évolution professionnelle.

Trouver un CFA et une entreprise pour un BTS électrotechnique
Trois types d’établissements proposent ce BTS en alternance : les CFA, les Greta et certains lycées dotés d’une unité de formation par apprentissage. Les candidatures s’ouvrent plusieurs mois avant la rentrée, et les places en entreprise partent vite : mieux vaut déposer son dossier au printemps et chercher l’employeur en parallèle.
Les entreprises qui recrutent ce profil sont des installateurs électriques, des services de maintenance industrielle et des acteurs du secteur de l’énergie. Pour la démarche elle-même, le guide pour trouver un employeur en alternance détaille la candidature spontanée et les plateformes d’offres.
Face à un recruteur, une première carrière est un argument : autonomie, ponctualité et connaissance du monde du travail rassurent sur un alternant adulte. Il suffit de relier chaque expérience passée à une tâche du poste visé.
Un adulte qui prépare ce BTS en alternance a donc deux dossiers à déposer au même moment, un auprès du centre et un auprès de l’employeur. Le contrat n’est signé qu’une fois les deux acquis, et le type de contrat se règle avec l’entreprise, qui connaît les aides dont elle bénéficie.

